Les labels Bio

Suite à la récente décision de l’Union Européenne de ne pas interdire l’utilisation du Glyphosate en Europe, j’ai eu comme l’envie de terminer mon article traitant des labels bio !

Bon, au début j’étais parti pour faire un tableau comparatif sur les différents labels « bio » qui existent à ce jour. Un petit comparatif plutôt orienté technique mais qui au final n’est peut être pas approprié pour une étude non technique !

Il existe en France différents labels qui vous garantissent des modes de production respectueux de la nature et interdisent l’usage de produits phytosanitaires.

Vous avez très certainement déjà rencontré le symbole suivant sur les produits que vous achetez, c’est la garantie européenne que le produit respecte le cahier des charges européen de la production bio.

L’eurofeuille est le logo européen de l’agriculture biologique

Vous trouverez sous l’eurofeuille 2 mentions obligatoires :

– Premièrement, l’organisme certificateur qui à certifié le produit dont les 2 premières lettres correspondent au pays certificateur de l’EU.

– Deuxièmement, l’origine géographique du produit. (Origine EU / Non EU), le pays d’origine peut être indiqué si plus de 98 % des ingrédients proviennent d’un même pays : Agriculture France (par exemple).

Source : http://www.bioalaune.com

(Personnellement je pars du principe que les producteurs ont tout intérêt à indiquer Origine France plutôt qu’Origine EU, je privilégie donc les produits labellisés comme tel.)

En France, le seul label qui donne accès au label bio européen est le label « AB » (Agriculture Biologique), c’est un label qui est propriété du ministère de l’agriculture. C’est donc le ministère qui en définit le cahier des charges (sous la direction de l’UE).

Label AB

Le principe du pollueur payeur ne s’appliquant pas dans l’agriculture, le label « AB » est payant et coute environ 500 euros TTC annuel pour un maraîcher. Il peut représenter un coût non négligeable pour les petits producteurs et l’impact s’en ressent forcement sur le coût des produits (impact d’autant plus fort que la production est faible).

Une fois par an, l’agriculteur sera contrôlé. (En France, seul les agriculteurs bio sont contrôlée au moins une fois par an.) Le contrôle ne portera sauf en cas de doute, que sur les factures d’achat de l’exploitant agricole.

C’est le label le plus « permissif » des labels existant en France. Les produits bio devant être composés au moins de 95 % de produits bio.

C’est à dire que si vous achetez un fruit bio, il sera forcement à 100 % « Bio », par contre si vous achetez un produit transformé, il est autorisé que 5 % des matières premières entrant dans sa composition ne soient pas bio.

Mais, cela ne veut pas pour autant dire que les produits transformé bio intègreront 5 % de produit non bio ! Il faut juste faire attention à la composition du produit.

Comme vous pouvez le voir sur la composition de cette soupe industrielle bio, l’astérix après chaque aliment souligne que tous sont bio. (Sauf le sel et l’eau qui ne peuvent pas être « bio »)

Sur cette même soupe vous avez l’eurofeuille avec le numéro de l’organisme français certificateur, et vous avez l’origine de la matière première qui pour moi, souligne bien que c’est une soupe industrielle.

Vous pourrez trouver des produits « AB » partout ou vous pouvez acheter à manger, contrairement aux autres labels qui ne souhaitent être présent qu’en circuit court et dans les « magasins biologiques ayant des pratiques commerciales respectueuses des producteurs et des consommateurs. »(FAQ label bio cohérence)

Les labels suivant imposent une origine 100 % bio des produits en incitant les transformateurs à ne travailler qu’avec des produits sous le même label qu’eux, vous aurez donc la certitude que les produits que vous achèterez ne contiendront pas Glyphosate ! (bien que soyons clair, très très peu probable.)

Par ailleurs ces mêmes labels incitent par exemple fortement les producteurs de viande à produire eux-même les aliments pour leurs bêtes, et dans le cas ou ils ne peuvent pas, ils doivent être 100 % bio.

En fait ce qu’il faut retenir c’est qu’avec les autres labels, il devient difficile de ne faire du bio que pour le côté « biosiness » ou opportuniste.

Label Bio Cohérence

Je vais donc maintenant aborder le label Bio Cohérence ! Il a été lancé à la suite de l’harmonisation du cahier des charges de l’AB en 2009 avec le cahier des charges Européen de l’agriculture Bio. Le label européen était alors plus laxiste que le label « AB » de l’époque, le mouvement bio cohérence s’est fondé, reprenant l’ancien cahier des charges, sensiblement plus poussé pour protester contre le pas fait en arrière (d’ou le  nom du label).

Purée de pomme (le pot à été lavé…) mais vous pouvez voir l’eurofeuille, le label AB et le label Biocohérence ! Notez que c’est un produit comme on les aime ici, Agriculture France et pas d’ingrédients douteux !

 

Label Déméter

Le label Demeter est lui, le plus ancien, il a été créé bien avant la mise en place du label bio « officiel », soit en 1924 !

C’est un label qui met particulièrement en avant la bio-dynamie qui est un procédé qui vise à « nourrir la terre et les hommes », elle considère la terre comme « un être vivant ». Il faut une terre vivante pour produire de  la nourriture de qualité. L’accent est donc mis sur le respect du sol et de la terre.

Le producteur Demeter aura forcement suivi une formation au sein de l’organisme pour connaitre et appréhendé au mieux les pratique les principes du label.

Le principe de demeter se base en partie la citation suivante : « Aucune activité humaine, même la médecine, n’a autant d’importance pour la santé humaine que l’agriculture » P. Delbet (Professeur à l’Académie de Médecine, 1944).

Vous noterez que 80 ans plus tard, les producteurs de produits phytosanitaires pour l’agriculture tendent à être les mêmes que ceux qui vous vendent des médicaments…

(Pour en savoir plus sur le demeter : http://www.demeter.fr/biodynamie/la-qualite-biodynamique-demeter/)

 

Label Nature & Progrès

Enfin, il reste le label Nature et Progrès.

Il est différent des autres labels, car bien que son cahier des charges soit reconnus par l’IFOAM (Fédération Internationale des Mouvement de l’Agriculture Biologique), c’est le seul label qui a fait le choix de ne pas imposer une adhésion au label AB à ses adhérents.

La double adhésion reste possible pour le marquage AB.

Le label en tant que tel apporte une voir supérieur au simple marquage AB) mais le produit n’aura pas forcement le logo 😉

Le contrôle annuel est aussi particulier car il n’est pas réalisé par un organisme tiers mais par des membres de l’association, à savoir un producteur et un consommateur membre. Cela pour avoir un point de vue professionnel et un point de vue d’un simple consommateur lors du contrôle.

Les produit nature et progrès doivent également indiqué de manière explicite s’ils ont poussé sous une serre et si la serre est chauffée, la mention « sous serre chauffée » doit être présente.

 

pommes AB demeter bio cohérence

Oui c’est flou ! Mais tiercé gagnant pour ces pommes trouvée à la Biocoop d’Arles, nul doute que le producteur aime ce qu’il fait.

Voilà vous en savez maintenant un peu plus sur « les » labels bio en France ! Il en existe de nombreux autres pour les cosmétiques par exemple, et pour les produits fair-trade.

En tant que consomm’acteur, le pouvoir vous appartient de rentre notre monde plus éthique (et surtout avec moins de glyphosate).

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