Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quoique ce soit, essayez donc de dormir avec un moustique dans votre chambre

Un point sur l’aventure ?

Après avoir quitté le froid et la glace du nord de la France, nous avons enfin séjourné dans le sud !

Nous avons continué notre petit périple et avons visité de nouvelles exploitations avec encore des schémas différents comme une serre en verre, de la traction animale…
La fin de notre aventure en WWOOFing arrivant, nous prenons un peu de temps pour les nouvelles !

Nous en sommes actuellement à notre 10 ème WWOOFing !
Depuis notre dernier article, nous sommes passés par :

  • La Croix en Touraine (Indre et Loire)
  • Blésignac (Gironde)
  • Couloumé-Mondebat (Gers)
  • Lanoux (Ariège)

Nous sommes actuellement à :

  • Carla Bayle (Ariège).

Depuis le début de notre périple, nous avons rencontré des maraîchers qui vivent du fruit de leur travail, et oui, aussi exceptionnel que cela puisse paraître, il est donc possible de vivre d’une activité de petit maraîcher bio. Ce n’est pas évident, et c’est le fruit de beaucoup de travail pour… même pas un  SMIC. (Je vais essayer de revenir sur ce point dans un autre article).

Pendant que certains défendent leur salaire, d’autres protègent leurs enfants…

Dans les faits marquants, près de Bordeaux nous étions chez un maraîcher qui a su rebondir sur des échecs et des déconvenues qui livre désormais ses légumes dans son bon vieux J7 des années 60 !

Le beau magasin intégré au J7 !

Il vit donc confortablement avec sa femme et ses enfants, sur son exploitation, sans raccordement à l’eau ni à l’EDF (par choix), pour limiter la pression financière, et être maître de ce qu’il utilise.
On notera un petit panneau solaire pour l’essentiel, un frigo à GAZ (tiré d’un camping car), de l’eau non potable tirée de la rivière qui traverse la parcelle pour alimenter douches et lavabo, des poches solaires pour se laver, … Un peu « roots » quoi.

Cela fonctionne, c’est intéressant à vivre et cela donne des idées pour la suite !
L’autonomie énergétique fait beaucoup réfléchir sur notre dépendance aux énergies non renouvelables et les solutions qui existent pour consommer moins tout en restant « connecté » à la société.

Alors, est-il possible de vivre correctement aujourd’hui sans acheter gaz ou électricité ? Est-ce souhaitable ?

Accessoirement, ce même maraîcher était en transition pour l’utilisation de la traction animale avec sa jument !

Timothée brûle des calories

Pour moi c’était assez intéressant à confronter à ma propre expérience de comptable, car j’ai vu que les tracteurs sont sources de nombreuses dépenses (entretien courant, matériaux d’usure, révisions, pneus, assurances, carburant…)
Ils sont, comme leurs homologues automobiles, de plus en plus électroniques et sont donc de moins en moins réparables et il devient aujourd’hui de plus en plus difficile de trouver des pièces pour les anciens tracteurs qui étaient réputés peu cher à l’usage…
De plus, l’achat d’un animal et de l’ensemble du matériel requis pour son utilisation n’est pas beaucoup plus onéreux que l’achat de petit matériel type motoculteur…
Le tracteur garde l’avantage (quand il n’est pas en panne…) d’être plus réactif et de n’avoir besoin que d’une clef pour répondre aux ordres !
L’animal lui, demande un temps de préparation en amont et en aval du travail, mais il rend le travail plus vivant, plus passionnant et ironiquement, plus humain.
Ironie des choses, nous avons plus tard croisé ‘au hasard’ dans une église quelqu’un qui travaille dans une association ariègoise fabriquant des outils modernes pour traction animale. (Il va sans dire que ça ne court pas les rues !) C’est grâce à lui que nous avons rencontré le maraîcher chez qui nous sommes actuellement qui travaille lui aussi avec sa jument.

Sinon, nous avons également pu faire pas mal de transformation de fruits et de légumes.
Nous avons réalisé des sirops et confitures de fruits ce qui est plutôt intéressant dans une optique de vente ou pour manger à la maison !
L’un des gros avantages de la transformation est qu’elle permet d’augmenter la conservation dans le temps de denrées qui parfois s’abîment en seulement quelques heures.

Une petite tomate ancienne fraîche ? Sinon, coulis !

Voilà voilà, je sais que c’est un peu fouillis car je n’ai pas l’âme d’un poète et c’est pas forcement évident de décrire ce qu’on fait ou ce qui nous marque le plus, mais dans tout les cas, nous sommes heureux de notre aventure, riche en découvertes intellectuelles et humaines. C’est vraiment génial de pouvoir vivre ces moments.

Pour en revenir au titre, c’est une citation de Betty Reese : « Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quoique ce soit, essayez donc de dormir avec un moustique dans votre chambre. » Ayant côtoyés pas mal de moustiques ces derniers mois on a trouvé cette situation bien adaptée car souvent on pense qu’on ne peut rien faire mais même les moustiques aussi petits soient-ils n’ont pas peur de s’attaquer à la montagne qu’est pour eux l’être humain.

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