Notre histoire

Comment tout à commencé :

Lors de mes études, nous avons mené un projet en partenariat avec une association pour lutter contre la déforestation et l’expulsion des peuples autochtones en Indonésie. C’était ma première réelle prise de conscience, avant je ne posais pas trop de questions même si j’étais reconnaissante d’être née dans un pays où il fait bon vivre. La thématique de ce projet portait plutôt sur la vente de bois tropical pour faire notre beau mobilier de jardin en teck, là j’avoue, je ne me sentais pas trop concernée. Cependant une fois la forêt enlevée il faut bien combler le vide… avec des plantations d’huile de palme. Et c’est à ce moment que j’ai appris que cette fameuse huile de palme (pas encore trop médiatisée à l’époque) était présente partout notamment grâce au blog Vivre sans huile de palme sur lequel nous étions tombés lors de nos recherches.

J’en ai parlé avec Timothée et nous avons fait le test en magasin de regarder les ingrédients sur toutes les étiquettes des produits que nous avions l’habitude de consommer. Et nous n’avons pas été déçus quand nous nous sommes effectivement rendus compte de la quantité de produits qui en contenaient, notamment dans le rayon des céréales ou des biscuits sucrés. Depuis ce jour nous avons donc privilégié les produits n’en contenant pas. Bien évidemment les industriels ne spécifient pas forcément « huile de palme », ils écrivent simplement « huile végétale », mais cela laisse à penser qu’ils ont quelque chose à cacher, comme de l’huile de palme par exemple !

L’huile de palme en plus d’être mauvaise pour l’environnement n’est pas la meilleure pour la santé mais est peu chère, solide à température ambiante et fondante en bouche et donne un goût unique au produit d’où sa difficulté de la remplacer ! Quand aux étiquettes qui pourraient prétendre que la production d’huile est certifiée c’est à prendre avec des pincettes car corruption et pots-de-vin sont monnaie courante en Indonésie et Malaisie donc il est impossible de certifier totalement une production… Et puis est-ce qu’on peut réellement certifier une monoculture qui a été mise à la place d’une forêt vierge ?

Nos premiers pas dans le local et le fait maison

En se promenant dans les allées de la foire gastronomique, nous avons rencontré une association qui récupérait les bouchons de vin en liège. Je ne me souviens plus exactement de quoi il s’agissait je me souviens juste que on s’est arrêté parce que mon mari travaillait avec des clients viticulteurs, donc le sujets des bouchons l’intéressait (moi un peu moins apparemment). De fil en aiguille le monsieur avec qui nous discutions nous a parlé d’un réseau de producteurs locaux appelé « La Ruche qui Dit Oui ». Il nous a laissé un petit tract et nous avons cherché s’il y en avait une dans notre ville. Le fonctionnement est assez simple : on s’inscrit et on choisi « la Ruche » qui nous intéresse, puis on a accès à un catalogue des produits que les agriculteurs proposent. On choisi ce qui nous plaît et on paye en ligne un peu comme pour un drive de supermarché. A noter qu’il y a une commission (transparente pour l’acheteur) qui permet de rémunérer le site et les gens qui gèrent les différentes ruches. Ensuite il n’y a plus qu’a aller retirer sa commande chez les différents producteurs le jour, l’heure et l’endroit spécifié. Cela permet d’avoir des produits frais et de saison et de rencontrer les différents producteurs. Cela a été notre premier pas pour rencontrer les producteurs de notre région et apprendre à cuisiner différemment avec des produits frais et de saison.

L’arrivée du Baby (Boy)

Alors que nous étions bien installés avec un travail chacun, et que nous avions nos petites habitudes d’achats de nos produits sans huile de palme, une grande nouvelle est arrivée : nous allions accueillir un nouveau membre dans notre famille.

Nous avons donc tout naturellement commencé un peu à nous renseigner au sujet de l’équipement à prévoir pour les nouveaux-nés quand s’est posé à nous la question des couches. Je pense que la plupart d’entre nous sont au courant que ce petit être va passer 2-3 ans de sa vie les fesses bien enfermées dans ce que nous appelons des couches. Nous ne voulions donc pas mettre n’importe quoi au contact de sa peau si fragile. Nous avons donc dans un premier temps regardé les couches jetables écologiques qui sont fait avec des matières plus saines et peuvent même être biodégradables. Cependant au vu du prix du paquet et du nombre de couches (estimé) que nous devrions lui mettre par jour cela nous paraissait assez extravagant étant donné que nous avions déjà un mode de vie assez économe sur le plan pécunier. Nous avions déjà vaguement vu au cours de nos recherches la possibilité d’utiliser des couches lavables mais cela nous paraissait être un gros investissement et une perte de temps assez considérable d’autant plus qu’on nous avait prévenu qu’une fois qu’on a des enfants on n’a plus le temps de faire quoi que ce soit.

Après avoir pesé le pour et le contre pendant quelques semaines, nous avons finalement opté pour les couches lavables en privilégiant l’achat d’occasion. Puis il a fallu attendre l’arrivée de bébé pour les tester. Bon pour ceux qui se poseraient la question, les couches lavables d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les langes des nos parents (ou grand-parents), et se mettent aussi simplement que des couches jetables. Les premières semaines avec nos couches lavables n’ont pas été les plus sympathiques le temps de comprendre comment notre bébé fonctionne et quelles sont les couches qui lui sont le plus adaptées et surtout quelles sont les techniques pour éviter les fuites. Ceci dit contrairement à ce que l’on pensait nous n’avons pas eu trop besoin de nous salir les mains grâce au voile que nous mettions qui permettait de recueillir les selles. Et quand ces dernières avant quand même eu la mauvaise idée d’aller s’échapper du voile nous avions juste a rincer sous l’eau. Ensuite on met tout dans un grand sac puis c’est lavé et accroché, un peu comme s’il avait plus d’habits… Et nous on était bien content de ne pas avoir à se soucier du stock de couches (bon il faut penser à faire les lessives mais une fois qu’on a une organisation qui tourne bien ça devient une habitude) et de ne pas avoir à descendre la poubelle qui pue !

La graine est semée, la plante commence à pousser !

Après les premières étapes, d’autres ont suivi tout naturellement, nous nous sommes de plus en plus renseignés pour trouver des alternatives au « jetable » et à la consommation de masse et nous avons changé petit à petit nos habitudes, et c’est notamment cela dont il va être question dans ce blog. Je ne rentrerai pas trop dans les détails sur ce point, nous partagerons notre cheminement et nos idées au fur et à mesure de nos avancées et aspirations ! En espérant pouvoir peut-être aussi répondre a des questions que vous vous posez !

Bonne visite et bonne lecture !

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